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mardi 13 novembre 2018

Deux anniversaire d'expertise qui tombent presque en même temps !

Mes bien chères sœurs, mes bien chers frères,

S'il y a des dates qui se fêtent, c'est bien celle-ci : aujourd'hui, il y a 3 ans que notre binôme a réussi l'expertise ! Trois ans que nous sommes parvenus à prouver à l'assurance invalidité que grâce à moi, petite Yukalinette d'amour, mon humaine se déplace en toute sécurité. 

Trois ans que nous avons pu annoncer fièrement à ma marraine que nous irions lui rendre visite pour son anniversaire peu après. Depuis le temps que mes deux humaines bavardes, qui échangent régulièrement des WhatsApp, attendaient de se voir en vrai ! 

Vous vous rappelez de notre visite à Épalinges ? marraine avait alors son 5ème chiot ! 

Je vais vous rafraîchir la mémoire ! 





Il n'y a pas qu'elles qui ont eu du plaisir à faire connaissance. Moi aussi j'ai passé une superbe journée, en m'amusant avec celui que marraine et mamTalaria appellent affectueusement Nephew : c'est-à-dire mon neveu Balou qui avait pris ma place dans mon ancien panier près du feu après Sofia, Tosca mais avant Ambre, Balou, Dasha et... l'arrivée imminente de filleul n°7 !! Et oui, marraine remet ça, elle va bientôt aller chercher E. à la nursery !  

Et nous voilà aujourd'hui, 3 ans plus tard. Mais ce n'est pas tout ! 

Entre temps, un autre protégé de marraine est devenu chien-guide à son tour ! Vous suivez ? Eh oui c'est justement Balou qui guide un détenteur quelque part en Suisse romande. Et vous savez quoi ? Il y a 14 jours, le 30 octobre, le deuxième bout de la laisse de ce binôme était diplômé à son tour ! 

Du coup, tout comme moi, Balou est retourné à Épalinges avec son détenteur qui a fait connaissance avec ma marraine !  

Balou debout dans le salon de marraine, lange tirée très généreusement. Mais ils lui donnent à boire dans cette maison ? 

dimanche 11 novembre 2018

Le risque des voitures électriques inaudibles pour les personnes déficientes visuelles

Chers lecteurs, 

Récemment, je suis tombée sur un article du 20 minutes «Les voitures électriques devront faire du bruit» qui annonçait une nouvelle fort attendue par la Fédération Suisse des Aveugles et Malvoyants (FSA) : les voitures électriques et hybrides devront faire du bruit dès mi-2019. 

Si le bruit excessif est nuisible, l'absence de bruit, notamment au démarrage d'un véhicule, peut tuer. 

J'ai été réellement très choquée, le mot est faible, pas les réactions outrées de tant de lecteurs qui ne se mettent pas un seul instant à la place de l'autre. 

Ont-ils songé une seule seconde à l'insécurité que peut ressentir une personne qui ne voit rien et qui doit parfois traverser des carrefours très difficiles ? Certains seraient bien inspirés de penser qu'un jour ils pourraient eux-mêmes être heureux qu'une telle loi ait vu le jour... 

Si je devais vous livrer un seul argument, je vous parlerais de ce qui a failli arriver tout récemment à l'une de mes amies, Coralie, jeune déficiente visuelle. Heureusement pour elle, elle est accompagnée, tout comme moi, d'un ange à 4 pattes. Isis, sa chienne-guide berger allemand de 18 mois, lui a évité d'être percutée par une voiture électrique. 


Coralie et Isis, son berger allemand robe noir et feu, à un arrêt de bus. Elles sont côte à côte et se regardent. 


dimanche 4 novembre 2018

La magnifique choré d'Emma et de Joy, chien de d'assistance pour personne épileptique

Mes bien chères sœurs, mes bien chers frères,

Je vous ai déjà présenté plusieurs potes qui ont des tas de spécialités incroyables. Cette fois, je souhaite vous parler de Joy qui me semble bien être une berger australien tricolore. 

Joy a été formée pour reconnaître des crises épileptiques avant qu'elles ne se produisent et prévenir son humain. Elle a été placée chez Emma, une adolescente de 15 ans. 

Elle ne fait pas «que» ça, c'est-à-dire exercer son on job. Elle est aussi une incroyable danseuse ! La preuve, elle danse avec sa jolie maîtresse. Toutes les deux se sont présentées à «La France a un incroyable Talent». Quelle merveilleuse complicité ! Très beau et touchant, ce duo. J'ai surpris ma Talaria avec les larmes ! Mais bon, si même Eric Antoine du haut de son deux mètres et qqes poussière les a eues... ;-)

Hélène Segara a tout dit : ceux qui abandonnent lâchent leur animal ne savent même pas de quoi ils se privent : de boules d'amour montées sur 4 pattes. Je vous laisse savourer la vidéo ! 








Yuka & Talaria 💞 Merci de votre visite. N'hésitez pas à liker, à partager, à commenter. Votre avis m'intéresse ! À bientôt pour des prochaines aventures 🐾👣

lundi 3 septembre 2018

Libérée, délivrée, j'ai congé

Mes bien chères sœurs, mes bien chers frères,

Il n'y a pas que les enseignants qui ont des motifs de se réjouir à la perspective de partir en vacances, au point de vouloir chanter urbi et orbi «libérée des livrets» (cliquer) ! 

Ma Talaria s'est bien bidonnée en visionnant cette parodie.    

Du coup, j'ai pensé que nous aussi, les chiens qui exerçons une profession, avons de bonnes raisons de célébrer nos vacances ! Ni une ni deux, en attendant notre avion en partance de Rome pour aller à Fregene, dans  la perspective de nous rendre à la BauBeach (OuafPlage), j'ai laissé éclater ma joie comme il se doit. 

Me voici donc à l'aéroport, couchée sur le dos, jouant avec mes 4 pattes en l'air, remuant la queue, au bout de la laisse. Je porte ma chabraque de l'école avec le harnais qui a une attache sur le dos dans laquelle la boucle de la ceinture de sécurité fournie par easyJet sera insérée. Bien sûr, les gens au tour se sont mis à se marrer. 



Retour à la BauBeach

Mes bien chères sœurs, mes bien chers frères,

C'est l'été, je suis moins productive. Normal, je suis occupée à aller la playa avec mon humaine. L'été, c'est bien trop court sous nos latitudes, nous portions un max ! 

Comme nous nous étions super bien plu tous les trois en 2017, aussi bien à l'hôtel «il Miraggio» à Fregene qu'à la spiaggia per i cani liberi (Baubeach), nous avons décidé, lors d'une réunion de famille (sans les minettes... elles auraient voté «non»), de venir deux fois en 2018 : une semaine en juin et une autre en septembre. 

Mes humains sont de bonne composition, ils ont accepté de jouer les cameramen pour moi. Ils ont plein de films et de photos dans leur bobine (enfin leur ordinateur et leur iPhone) qui n'ont pas encore été publié. Je leur ai fait savoir que c'est vraiment abusé. Aussi ma Talaria s'est enfin décidée à raconter, lors du deuxième séjour, nos vacances de juin. Comme vous dire... ce n'est pas une grande rapide (yeux levés vers le ciel). 

Elle s'était pourtant donné la peine de faire le tour de la Baubeach depuis l'entrée, en le commentant un maximum pour que ses amis qui sont guidés par un collègue puissent se faire une idée un peu plus précise de cet endroit magique dont elle leur a déjà parlé à plusieurs reprises. 

Elle n'est pas douée pour s'exprimer en totale impro, elle s'est un peu emmêlé les pinceaux mais elle n'a pas eu envie de recommencer vu que la plage est bien grande. Elle compte sur votre compréhension, 



Je suis dans la mer avec deux copains, un labrador blanc comme maman Shila à droite, un berger belge malinois au milieu, près de moi qui suis à droite. Le malinois et moi nous regardons. Nous sommes tous face caméra. C'est l'éclate ! 

mardi 26 juin 2018

Une femelle labrador qui nettoie les océans !


Mes bien chères sœurs, mes bien chers frères,

Et après on dit que de nous emmener à la plage, c'est pas hygiénique, et que nous salissons les plages... Les humains sont si propres... 

La preuve, voici une de nos amies labrador, elle portent une magique chabraque de la même couleur que la nôtre à la fondation romande, avec, écrit en blanc sur fond bleu, «Ocean !». Ça nous va bien au teint à nous les noiraudes ! 




samedi 23 juin 2018

Le clip de sensibilisation de Rétine Active

Chers lecteurs,

Le 5 mai je publiais un article (cliquer) suite aux moqueries dont fut l'objet un jeune homme malvoyant pris en photo dans le métro, alors qu'il était en train de consulter son smartphone et qu'il tenait une canne blanche. Selon les croyances limitées de beaucoup trop de gens, ces deux faits sont incompatibles.  

Trois jours plus tard, Sébastien était la cible de ce même préjugé, dont il témoignait sur son blog
Un incident si habituel (cliquer)
L'association Rétine active a décidé de réagir par un clip à partager sans modération, pour sensibiliser les gens à la malvoyance. 



Yuka & Talaria 💞 Merci de votre visite. N'hésitez pas à liker, à partager, à commenter. Votre avis m'intéresse ! À bientôt pour des prochaines aventures 🐾👣

mercredi 16 mai 2018

Présentation à la Haute école de travail social ▪ HES-SO Genève. Troisième partie

Je voudrais aussi vous entretenir d’une photo qui a été mise en ligne le 30 avril sur une page Facebook qui se voudrait humoristique «Humour du net» (NB j'avais déjà rédigé un article à ce propos, je raccourcis les explications que j'ai données aux étudiants). 


Tout le monde n’a pas étudié les pathologies visuelles, certes, mais avant de faire passer quelqu’un pour un simulateur, il devrait pouvoir y avoir moyen de se renseigner, non ? Si c’est fait poliment «pardon monsieur, je suis surpris de vous voir lire sur votre smartphone alors que vous avez une canne blanche»… je pense que cet homme lui aurait volontiers expliqué que selon le type de déficience visuelle, si cette dernière touche la vision périphérique, il est possible de lire mais pas du tout de se déplacer en toute sécurité (je crois que vous allez pouvoir en faire l’expérience par vous-même d’ici peu). 

Dès qu’une déficience visuelle est suffisamment sévère pour rendre les déplacements dangereux, la personne a besoin d’une canne blanche longue dite de détection. Ceux qui voient un peu mieux et peuvent encore se déplacer mais pour qui il est nécessaire de rendre les automobilistes attentifs à leur déficience visuelle, il y a des cannes blanches plus courtes, des cannes dites de signalement. Elle permettant également de vérifier une hauteur de trottoir par exemple. Tenue de biais devant la personne, elles permettent également de se protéger des obstacles frontaux. Je vous rends attentif en passant qu’en Suisse, si un déficient visuel indique son intention de traverser en brandissant sa canne blanche, – canne de signalement comprise –, l’automobiliste a l’obligation de s’arrêter et ceci même en dehors des passages piétons. Nous avons toujours la priorité. Inutile donc de remonter les bretelles des DV qui traversent hors passages pour piétons, ceux qui n'ont pas de chien-guide peuvent avoir du mal à les localiser. Merci de vous arrêter, sans piler sur les freins bien sûr au risque de causer une collision en chaîne, mais pensez-y ! Et surtout, faites le pour pour les personnes âgées, souvent c’est elles qui se font ignorer !  

Bien évidemment, nous faire signe n’est pas très productif, je sais que c’est naturel mais peu efficace. Donc après l’avoir fait, si tel est le cas, attendez tranquillement que le déficient visuel comprenne qu’il peut passer. Vous pouvez bien sûr ouvrir la fenêtre si la personne hésite et que la voie est vraiment libre (ce serait bête que quelqu’un déboule sur une double file). Klaxonner, n’est pas davantage efficace que les gestes, car le déficient visuel ne saura pas comment l’interpréter, s’il y a un danger. C’est à l’oreille que nous savons si nous pouvons y aller, à défaut de feux tricolores. Avec Yuka, j’ai 99% des automobilistes qui s’arrêtent (certains même quand je n’ai pas l’intention de traverser). Le chien attire souvent la sympathie. J’ai fait une expérience assez curieuse quand j’ai dû être opérée de l’épaule droite. Yuka a eu 10 jours de vacances dans sa famille de parrainage, et j’ai de nouveau été dans l’obligation d’utiliser blanchette que j’ai en plus dû manier de la main gauche. J’ai pu faire l’amère expérience que plus handicapée que d’habitude, le bras droit en écharpe, la canne blanche à gauche, les automobilistes ne me respectaient pas le moins du monde. C'est dire ce qui peut se passer pour les personnes les plus vulnérables, je pense plus aux personnes âgées !

J’ai davantage parlé, jusqu’ici, de situations où des non handicapés prennent des initiatives, bonnes ou mauvaises, pour nous aider et des situations où nous sommes amenés à décliner la proposition d’aide. 

Dans d’autres cas, à l’inverse nous pouvons être amenés à demander activement de l’aide, ou si nous n’avons pas besoin d'aide directe, nous pouvons au moins avoir besoin d’un geste et de compréhension. 


La plupart du temps, cela se passe bien mais parfois je me prends une fin de non recevoir. Pire mon interlocuteur se croit obligé de me dire ce que je dois faire sans avoir la moindre idée de la nature de ma difficulté.


Ex. : je voudrais traverser et demande le lampada à Yuka. 


Sous l’œil de Pascal Aeby (à droite), Yoda montre à Rania où se trouve le boîtier sonore et tactile qu’elle doit actionner. Image: PHILIPPE MAEDER Lire l'article en entier : cliquer ICI

mardi 15 mai 2018

Présentation à la Haute école de travail social ▪ HES-SO Genève. Deuxième partie

Les points qui me paraissent saillants dans les deux vidéos que j'ai mises dans la fin de la première partie sont les suivants : 

1) – la manie de penser à la place de la personne handicapée .


2) – Je n’ai pas mis d’extrait mais j’aurais pu, – je l’ai personnellement moins vécu que mes amis aveugles –, ce sont les situation où l’on s’adresse à la personne accompagnante comme si nous avions tous laissé notre cerveau dans la table de nuit. Pendant que j’y suis, il y a aussi une manie que semble avoir épousé certains qui travaillent avec des personnes handicapées – j’ai connu un chauffeur pour transport accompagné qui m’a fait le coup – de s’adresser à nous à la troisième personne et d’utiliser le «on». Le souci c’est que c’était quelqu’un de gentil. J’ai donc réfréné mon envie de me servir de ma canne blanche façon Tortue Ninja (on devrait faire des cours martiaux canne-blanche). J'aurais bien répondu à un de ses  «on va bien ?» avec un truc du genre : «oui, j’ai fait popo ce matin !» pour 


3) – Il y a ceux qui, sans nous aborder, se posent des questions à notre propos et en font profiter tout le  monde dans les environs. Certains perdent de belles occasions de se taire... Telle la femme qui, au restaurant dans le complexe d'Ovronnaz les bains, a réussi à dire à son mari «elle ne prend quand même pas son chien dans la piscine ?». Je me serais bien vu lui dire «Mais bien sûr que si Madame, mon chien est tout désinfecté, il passe ses quatre pattounes dans le pédiluve, et ça se justifie, j'en ai besoin pour trouver les buses pour me masser dans l'eau !». J'imagine déjà la scène... Merci à l'amie qui a fait ce traitement d'image ;-)


 Description : Une photo provenant du site de la station thermale d'Ovronnaz avec les deux bassins extérieurs. Une photo de Yuka et moi qui nageons dans le lac a été transférée dans le bassin du premier plan. J'ai une main posée sur son le dos de Yuka qui est orientée vers les buses et, dans une bulle écrit en blanc sur fond noir, je dis «Yuka, vai busa !». Yuka, va vers les buses !