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lundi 3 septembre 2018

Libérée, délivrée, j'ai congé

Mes bien chères sœurs, mes bien chers frères,

Il n'y a pas que les enseignants qui ont des motifs de se réjouir à la perspective de partir en vacances, au point de vouloir chanter urbi et orbi «libérée des livrets» (cliquer) ! 

Ma Talaria s'est bien bidonnée en visionnant cette parodie.    

Du coup, j'ai pensé que nous aussi, les chiens qui exerçons une profession, avons de bonnes raisons de célébrer nos vacances ! Ni une ni deux, en attendant notre avion en partance de Rome pour aller à Fregene, dans  la perspective de nous rendre à la BauBeach (OuafPlage), j'ai laissé éclater ma joie comme il se doit. 

Me voici donc à l'aéroport, couchée sur le dos, jouant avec mes 4 pattes en l'air, remuant la queue, au bout de la laisse. Je porte ma chabraque de l'école avec le harnais qui a une attache sur le dos dans laquelle la boucle de la ceinture de sécurité fournie par easyJet sera insérée. Bien sûr, les gens au tour se sont mis à se marrer. 



Retour à la BauBeach

Mes bien chères sœurs, mes bien chers frères,

C'est l'été, je suis moins productive. Normal, je suis occupée à aller la playa avec mon humaine. L'été, c'est bien trop court sous nos latitudes, nous portions un max ! 

Comme nous nous étions super bien plu tous les trois en 2017, aussi bien à l'hôtel «il Miraggio» à Fregene qu'à la spiaggia per i cani liberi (Baubeach), nous avons décidé, lors d'une réunion de famille (sans les minettes... elles auraient voté «non»), de venir deux fois en 2018 : une semaine en juin et une autre en septembre. 

Mes humains sont de bonne composition, ils ont accepté de jouer les cameramen pour moi. Ils ont plein de films et de photos dans leur bobine (enfin leur ordinateur et leur iPhone) qui n'ont pas encore été publié. Je leur ai fait savoir que c'est vraiment abusé. Aussi ma Talaria s'est enfin décidée à raconter, lors du deuxième séjour, nos vacances de juin. Comme vous dire... ce n'est pas une grande rapide (yeux levés vers le ciel). 

Elle s'était pourtant donné la peine de faire le tour de la Baubeach depuis l'entrée, en le commentant un maximum pour que ses amis qui sont guidés par un collègue puissent se faire une idée un peu plus précise de cet endroit magique dont elle leur a déjà parlé à plusieurs reprises. 

Elle n'est pas douée pour s'exprimer en totale impro, elle s'est un peu emmêlé les pinceaux mais elle n'a pas eu envie de recommencer vu que la plage est bien grande. Elle compte sur votre compréhension, 



Je suis dans la mer avec deux copains, un labrador blanc comme maman Shila à droite, un berger belge malinois au milieu, près de moi qui suis à droite. Le malinois et moi nous regardons. Nous sommes tous face caméra. C'est l'éclate ! 

mardi 26 juin 2018

Une femelle labrador qui nettoie les océans !


Mes bien chères sœurs, mes bien chers frères,

Et après on dit que de nous emmener à la plage, c'est pas hygiénique, et que nous salissons les plages... Les humains sont si propres... 

La preuve, voici une de nos amies labrador, elle portent une magique chabraque de la même couleur que la nôtre à la fondation romande, avec, écrit en blanc sur fond bleu, «Ocean !». Ça nous va bien au teint à nous les noiraudes ! 




samedi 23 juin 2018

Le clip de sensibilisation de Rétine Active

Chers lecteurs,

Le 5 mai je publiais un article (cliquer) suite aux moqueries dont fut l'objet un jeune homme malvoyant pris en photo dans le métro, alors qu'il était en train de consulter son smartphone et qu'il tenait une canne blanche. Selon les croyances limitées de beaucoup trop de gens, ces deux faits sont incompatibles.  

Trois jours plus tard, Sébastien était la cible de ce même préjugé, dont il témoignait sur son blog
Un incident si habituel (cliquer)
L'association Rétine active a décidé de réagir par un clip à partager sans modération, pour sensibiliser les gens à la malvoyance. 



Yuka & Talaria 💞 Merci de votre visite. N'hésitez pas à liker, à partager, à commenter. Votre avis m'intéresse ! À bientôt pour des prochaines aventures 🐾👣

mercredi 16 mai 2018

Présentation à la Haute école de travail social ▪ HES-SO Genève. Troisième partie

Je voudrais aussi vous entretenir d’une photo qui a été mise en ligne le 30 avril sur une page Facebook qui se voudrait humoristique «Humour du net» (NB j'avais déjà rédigé un article à ce propos, je raccourcis les explications que j'ai données aux étudiants). 


Tout le monde n’a pas étudié les pathologies visuelles, certes, mais avant de faire passer quelqu’un pour un simulateur, il devrait pouvoir y avoir moyen de se renseigner, non ? Si c’est fait poliment «pardon monsieur, je suis surpris de vous voir lire sur votre smartphone alors que vous avez une canne blanche»… je pense que cet homme lui aurait volontiers expliqué que selon le type de déficience visuelle, si cette dernière touche la vision périphérique, il est possible de lire mais pas du tout de se déplacer en toute sécurité (je crois que vous allez pouvoir en faire l’expérience par vous-même d’ici peu). 

Dès qu’une déficience visuelle est suffisamment sévère pour rendre les déplacements dangereux, la personne a besoin d’une canne blanche longue dite de détection. Ceux qui voient un peu mieux et peuvent encore se déplacer mais pour qui il est nécessaire de rendre les automobilistes attentifs à leur déficience visuelle, il y a des cannes blanches plus courtes, des cannes dites de signalement. Elle permettant également de vérifier une hauteur de trottoir par exemple. Tenue de biais devant la personne, elles permettent également de se protéger des obstacles frontaux. Je vous rends attentif en passant qu’en Suisse, si un déficient visuel indique son intention de traverser en brandissant sa canne blanche, – canne de signalement comprise –, l’automobiliste a l’obligation de s’arrêter et ceci même en dehors des passages piétons. Nous avons toujours la priorité. Inutile donc de remonter les bretelles des DV qui traversent hors passages pour piétons, ceux qui n'ont pas de chien-guide peuvent avoir du mal à les localiser. Merci de vous arrêter, sans piler sur les freins bien sûr au risque de causer une collision en chaîne, mais pensez-y ! Et surtout, faites le pour pour les personnes âgées, souvent c’est elles qui se font ignorer !  

Bien évidemment, nous faire signe n’est pas très productif, je sais que c’est naturel mais peu efficace. Donc après l’avoir fait, si tel est le cas, attendez tranquillement que le déficient visuel comprenne qu’il peut passer. Vous pouvez bien sûr ouvrir la fenêtre si la personne hésite et que la voie est vraiment libre (ce serait bête que quelqu’un déboule sur une double file). Klaxonner, n’est pas davantage efficace que les gestes, car le déficient visuel ne saura pas comment l’interpréter, s’il y a un danger. C’est à l’oreille que nous savons si nous pouvons y aller, à défaut de feux tricolores. Avec Yuka, j’ai 99% des automobilistes qui s’arrêtent (certains même quand je n’ai pas l’intention de traverser). Le chien attire souvent la sympathie. J’ai fait une expérience assez curieuse quand j’ai dû être opérée de l’épaule droite. Yuka a eu 10 jours de vacances dans sa famille de parrainage, et j’ai de nouveau été dans l’obligation d’utiliser blanchette que j’ai en plus dû manier de la main gauche. J’ai pu faire l’amère expérience que plus handicapée que d’habitude, le bras droit en écharpe, la canne blanche à gauche, les automobilistes ne me respectaient pas le moins du monde. C'est dire ce qui peut se passer pour les personnes les plus vulnérables, je pense plus aux personnes âgées !

J’ai davantage parlé, jusqu’ici, de situations où des non handicapés prennent des initiatives, bonnes ou mauvaises, pour nous aider et des situations où nous sommes amenés à décliner la proposition d’aide. 

Dans d’autres cas, à l’inverse nous pouvons être amenés à demander activement de l’aide, ou si nous n’avons pas besoin d'aide directe, nous pouvons au moins avoir besoin d’un geste et de compréhension. 


La plupart du temps, cela se passe bien mais parfois je me prends une fin de non recevoir. Pire mon interlocuteur se croit obligé de me dire ce que je dois faire sans avoir la moindre idée de la nature de ma difficulté.


Ex. : je voudrais traverser et demande le lampada à Yuka. 


Sous l’œil de Pascal Aeby (à droite), Yoda montre à Rania où se trouve le boîtier sonore et tactile qu’elle doit actionner. Image: PHILIPPE MAEDER Lire l'article en entier : cliquer ICI

mardi 15 mai 2018

Présentation à la Haute école de travail social ▪ HES-SO Genève. Deuxième partie

Les points qui me paraissent saillants dans les deux vidéos que j'ai mises dans la fin de la première partie sont les suivants : 

1) – la manie de penser à la place de la personne handicapée .


2) – Je n’ai pas mis d’extrait mais j’aurais pu, – je l’ai personnellement moins vécu que mes amis aveugles –, ce sont les situation où l’on s’adresse à la personne accompagnante comme si nous avions tous laissé notre cerveau dans la table de nuit. Pendant que j’y suis, il y a aussi une manie que semble avoir épousé certains qui travaillent avec des personnes handicapées – j’ai connu un chauffeur pour transport accompagné qui m’a fait le coup – de s’adresser à nous à la troisième personne et d’utiliser le «on». Le souci c’est que c’était quelqu’un de gentil. J’ai donc réfréné mon envie de me servir de ma canne blanche façon Tortue Ninja (on devrait faire des cours martiaux canne-blanche). J'aurais bien répondu à un de ses  «on va bien ?» avec un truc du genre : «oui, j’ai fait popo ce matin !» pour 


3) – Il y a ceux qui, sans nous aborder, se posent des questions à notre propos et en font profiter tout le  monde dans les environs. Certains perdent de belles occasions de se taire... Telle la femme qui, au restaurant dans le complexe d'Ovronnaz les bains, a réussi à dire à son mari «elle ne prend quand même pas son chien dans la piscine ?». Je me serais bien vu lui dire «Mais bien sûr que si Madame, mon chien est tout désinfecté, il passe ses quatre pattounes dans le pédiluve, et ça se justifie, j'en ai besoin pour trouver les buses pour me masser dans l'eau !». J'imagine déjà la scène... Merci à l'amie qui a fait ce traitement d'image ;-)


 Description : Une photo provenant du site de la station thermale d'Ovronnaz avec les deux bassins extérieurs. Une photo de Yuka et moi qui nageons dans le lac a été transférée dans le bassin du premier plan. J'ai une main posée sur son le dos de Yuka qui est orientée vers les buses et, dans une bulle écrit en blanc sur fond noir, je dis «Yuka, vai busa !». Yuka, va vers les buses !  


samedi 5 mai 2018

Quand l'ignorance crasse mêlée à l'incitation aux moqueries (à la haine) se propage sur les réseaux sociaux

Chers lecteurs,

Parfois, pousser des gueulantes, ça soulage... 

Voici ce qui se partage, hélas assez rapidement, sur une page supposée humoristique de Facebook. Comme à l'accoutumée, voici une photo description de la capture écran que j'ai faite de ce poste.

Il s'agit de la photo d'un homme assis dans un bus, tenant sa canne blanche longue de détection et se servant d'un smartphone. L'auteur, qui ne s'embarrasse pas de précaution pour préserver l'identité de l'homme qu'il a pris de face, croit nécessaire d'y ajouter une légende où il nous démontre toute l'étendue des limitations de son esprit – je recopie tel quel – : «Y a un truc qui cloche, qui a vu et compri ? 😂 FAITE DEFILER.. Il y a plus de 3000 likes et tout autant de partages. Cela a été publié sur «Humour du net» le 30 avril 2018.

dimanche 8 avril 2018

La famille de parrainage et la détentrice de Beauty

Mes bien chères sœurs, mes bien chers frères,

Je suis toute émoustillée, il y a un reportage dans ma fac ! Même que j'ai reconnu la voix de Christian Baroni lorsque mamTalaria a regardé l'émission. 

Beauty est née la même année que neveu Balou, qui est chien-guide depuis peu. 

Bon visionnage ! 

Encore merci aux familles de parrainage !





Yuka & Talaria 💞 Merci de votre visite. N'hésitez pas à liker, à partager, à commenter. Votre avis m'intéresse ! À bientôt pour des prochaines aventures 🐾👣

vendredi 30 mars 2018

Trois ans !

Ma Yukalinette d'amour,

Trois ans aujourd'hui que tu es arrivée «au bout du lac», comme le dirait ta marraine. 

Trois ans, c'est plus de la moitié de ta vie ! 1096 jours pour apprendre à te connaître par cœur, petite labrad'orette que je chéris. 


Dans le train, Yuka, portant sa chabraque, est appuyée, pattes avant, sur les genoux de David