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vendredi 3 avril 2015

Veni non vidi et vici

En commençant ce blog, au delà de la trajectoire du chien-guide proprement dit, et de tout ce que ce dernier nous permet de gagner en autonomie, je pensais élargir la discussion à la locomotion des déficients visuels en général. 
Capture écran d'un film issu de «Je n'en crois pas mes yeux»

Pourquoi ? Parce que derrière tout détenteur de chien-guide il y a une personne qui a dû apprendre à se déplacer avec une vue très émoussée, voire totalement absente.

Or, au niveau de l'information, il y a encore fort à faire et cela concerne aussi bien les déficients visuels qui se déplacent avec chien-guide ou avec une canne-blanche de détection - ou de signalement - (plus courte que celle de déctection, elle permet à la fois d'informer les autres usagers d'un problème de vue mais aussi d'assurer un minimum de protection).

De plus, il y a un prérequis pour détenir un chien-guide : savoir manier la canne-blanche de détection. Ce qui suppose d'avoir reçu des cours de locomotion. Sans oublier des capacités d'orientations minimales. Cette vidéo (audio-décrite) nous le raconte avec beaucoup d'humour. 





Je me disais justement que si je peux délivrer un messages sur ce qui peut poser souci à des personnes aveugles et malvoyantes, c'est que certains, involontairement, nous donnent bien du fil à retordre.

Ceci dit, ceci est vrai pour toutes formes de handicap. Je ne jette pas la pierre : j'ai accompagné des personnes avec différents handicap lorsque j'étais jeune. Un jour je guidais une jeune femme aveugle et je lui ai dit fort naïvement : «il y a un escalier». «Qui monte ou qui descend ?» fut la question. Bien évidemment, je pensais avoir fait mon travail.

Il y a donc des choses naturelles que j'ai fait par le passé, que d'autres font également, qui soit n'aident pas, soit... nous mettent en difficulté même.

La pire : s'il vous plait Mesdames et Messieurs qui nous lisez. Ne nous prenez pas le bras sans nous le demander, sauf si bien-sûr la personne est en train de tomber dans un chantier. Avant de réfléchir à ce que vous allez lui dire, vous la bloquez. Il vaut mieux un sursaut que des blessures ou pire encore.

Mais sinon pourquoi nous faire faire un infarctus (non, je n'ai pas de sang marseillais;-)) pour nous aider à faire ce que nous arrivons à faire ?

Mais alors, le pire du pire, d'où provient cette idée bien curieuse de nous ramasser et surélever la main qui tient notre canne blanche ? Cela nous prive justement de ce qui nous aide !

Je sais que cela passe d'une bonne intention.... c'est pourquoi je reste calme mais après c'est moi qui n'ose pas dire qu'il ne faut pas faire ça en pensant qu'un jour cette personne risque de ne plus vouloir aider une personne qui en a besoin.

Je vous propose d'observer et voir si la personne semble à l'aise ou pas. Si elle est manifestement en difficulté et hésitante, c'est peut-être qu'elle n'ose pas demander ou ne sait pas qu'il y a quelqu'un. Alors, simplement demander si vous pouvez aider, et si oui, comment. Ça c'est top. La personne et cela m'est arrivé et m'arrivera peut-être encore, peut hésiter à le faire. Mais la personne en question, plus si c'est de moi qu'il s'agit, hésitera parce qu'elle se demande bêtement si elle va d'abord acheter du beurre ou elle rentre directement à la maison. La déficience visuelle n'a donc rien à voir avec l'hésitation observée.

Mais parfois il peut peut-être s'agir d'une difficulté. Je me rappelle d'une leçon cuisante de locomotion où mon instructrice, que j'appréciais beaucoup moi aussi, voulait que je traverse à un carrefour difficile. En temps normal j'aurais marché un bout plus loin pour chercher un endroit plus facile.

Mais elle m'a dit : «soit vous y arrivez seule, soit vous demandez à une personne de vous aider». Hum, grand moment de solitude. Je le confesse. Je déteste demander de l'aide. C'est alors...


 
est alors ? un sympathique jeune homme m'a demandé si je souhaitais de l'aide ! Vous imaginez mon soulagement !

Bref, pour en revenir à Alénior, je lui ai donné carte-blanche pour rédiger ses articles. Et je réalise que avons eu la même idée sans nous consulter : pour elle, la découverte de matha est toute fraîche. Son vécu est donc fortement instructif.

Elle m'a fait me remémorer les premiers instants où j'ai appris à balayer avec la canne. Un cerveau un peu plus ancien que le sien hum hum et j'ai eu un peu l'impression au début que cela s'avérerait assez complexe.

La position du pouce et prendre la canne juste. J'ai eu bien de la peine. Ensuite la largeur du balayage (la canne doit nous venir jusqu'au thorax et représente à peu près l'équivalent d'un pas et demi, ce qui nous permet d'anticiper, à la fois en décelant ce qui se trouve devant nous et de nous arrêter à temps, et sur une largeur qui permette de croiser des personnes sans les heurter. Et surtout se concentrer, au début, d'avancer la canne devant le pied droit lorsque le pied gauche avance et l'inverse. Bref en croisé. Mais la bonne nouvelle : j'ai gagné en capacité de synchronisation.

Yuka & Talaria 💞 Merci de votre visite. N'hésitez pas à liker, à partager, à commenter. Votre avis m'intéresse ! À bientôt pour des prochaines aventures 🐾👣

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