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dimanche 3 mai 2015

S'il te plaît, apprivoise-moi !

Lorsque j'ai entamé mon cours d'introduction au cours duquel j'ai à la fois appris à prendre soin de Yuka et à me déplacer avec elle, je pensais faire un compte-rendu journalier. C'était quelque peu préjuger de mon énergie post-cours... J'ai rapidement compris pourquoi ma formatrice m'avait conseillé d'éviter de prévoir des soirées avec des amis... 

Fatiguée, moi ? Explosée de fatigue oui ! Chaque soir, j'attendais avec impatience qu'il soit temps de faire la dernière sortie avec Yuka pour pouvoir aller dormir. 
Un chien de couleur brun clair couché sur le côté, héberge sous une oreille tombante de labrador, un petit chat blotti conte lui. Ils ont les yeux fermés. Le chien dit : «arrête de bouger, j'aimerais dormir» et le chat répond, dans une bulle en forme d'étoile :«mais tu prends toute la couverture»



J'ai donc décidé de faire des compte-rendus hebdomadaire, en y travaillant le week-end. Sauf que les week-end passaient à une vitesse vertigineuse. Mon besoin de récupérer, de passer du temps avec mes minettes histoire qu'elles ne se sentent pas négligées, de veiller à ce que tout se passe bien entre mes 3 poilues n'était pas propice pour que j'allume mon ordinateur. 

Me voici donc, en début mai. Ma formation terminée, je dois me contenter de ma mémoire pour pouvoir faire mon récit. Il me reste, forte heureusement, les messages que j'ai pu échanger avec plusieurs interlocteurs, dont la marraine de Yuka. Plus des films et des photos, où toutes les dates sont indiquées. Voilà qui m'aide à me souvenir. 

Pour la formation, n'ayant jamais eu de chien-guide auparavant, ni de chien tout court d'ailleurs, j'avais tout à apprendre. En 12 jours, j'allais avoir une formation équivalente à celle que doit suivre tout nouveau propriétaire de chien en Suisse à laquelle s'ajoutait évidemment celle qui allait me permettre de me déplacer avec mon chien-guide en toute sécurité. 

Il est difficile de s’imaginer, avant d’y être confronté, tous les défis que nous avons à relever durant cette formation. Les quelques détenteurs de chiens-guides que j’ai pu rencontrer se déplaçaient avec tant d’aisance que je pensais assez naïvement que j’aurais un chien à qui il suffit de savoir ce qu'il faut dire pour qu'il le fasse. «C'te blague !», pour reprendre l'expression de l'une de mes nièces. D'accord, je simplifie un peu, mon illusion était un peu plus nuancée.

Je pensais que la difficulté serait d’avoir une vie plus organisée, avec de meilleures rythmes, à commencer par me lever tous les matins, de sortir le chien régulièrement alors que je suis plutôt casanière. En fait ce que j’énumère là, c’est ce qu’il y a de plus facile. À ma grande surprise même, je constate que j’arrive très bien à passer outre ma fatigue. J’aime tellement ma Yuka que je suis heureuse de prendre soin d’elle. 

La difficulté, c’est que Yuka doit appliquer avec moi ce qu’elle à appris à faire avec sa formatrice, et pour certaines choses, ce qu’elle a appris à faire lorsqu’elle était encore un jeune chiot, dans sa famille de parrainage. Elle s’est attachée à eux mais elle ne m’est pas encore véritablement attachée. Je dois devenir sa maîtresse. Pour ce faire, il faut que ce soit exclusivement moi qui m’en occupe. Il est nécessaire pour qu'elle soit mon chien-guide, qu’elle préfère toujours être avec moi. Notre binôme serait très dysfonctionnel si elle était tentée de se faire câliner par mon mari, se promenait avec lui et ne faisait que travailler pour moi. C'est donc à moi exclusivement qu'incombe la tâche de la nourrir, la câliner, la brosser, l'emmener en promenade.

Mon mari qui aurait tant aimé pouvoir s'occuper de Yuka, lui aussi, et s'amuser avec elle, devait néanmoins être présent lorsque je la sortais en l'absence de mon instructrice, avant 9h et au delà de 16. Cela demande énormément d’amour et d'abnégation et je ne peux que lui en être extrêmement reconnaissante. Il va devoir encore patienter quelque peu, jusqu’à ce que j’aie totalement apprivoisé ma labrad’orette (je reprends l’orthographe de sa marraine) !
S'il te plaît, apprivoise-moi !
Le Petit Prince et le Renard avec la célèbre citation : Qu'est-ce que signifie «apprivoiser» ? C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie «créer des liens...»
C'est vrai qu'au début de cette aventure, nous n'avions pas du tout conscience que cela serait si «strict» et nous avons un peu été pris au dépourvu. Il semble qu'il faille environ 6 mois pour tisser des liens très solides avec notre chien-guide... 

C'est aussi dans ce même ordre d'idée que je devrai attendre 6 mois pour amener Yuka revoir sa famille de parrainage. Elle la reverra, c'est évident. Il va juste falloir un peu patienter... 

En attendant, dans mes prochains articles, je vais m'arrêter sur la formation que suivent les futurs chiens-guides puis celle que les détenteurs recevront à leur tour pour former un binôme uni comme les doigts de la main.



Yuka & Talaria 💞 Merci de votre visite. N'hésitez pas à liker, à partager, à commenter. Votre avis m'intéresse ! À bientôt pour des prochaines aventures 🐾👣

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