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vendredi 13 mai 2016

Quand dix chiens-guides connectés 🇫🇷 🇧🇪 🇨🇭 s'inscrivent à un symposium international à la Ville des Lumières

Bonjour à vous tous, chers lecteurs,



Cela fait un peu plus d'un an que Yuka et moi cheminons par monts et par vaux et que je découvre combien il est merveilleux de vivre en compagnie d'un chien, qu'il soit guide ou pas. Me faire réveiller tous les matins par le bruit que fait ma Yuka en se secouant avant de venir, remuant allégrement sa queue, me faire des léchouilles, lui carresser le ventre alors qu'elle se couche sur le dos les 4 fers en l'air, toute heureuse, me remplit de bonheur. 



C'est elle qui m'a tout appris sur les chiens ! Comme tout maître chien, j'ai dû apprendre à la connaître elle, avant de compléter mes connaissances sur les congénaires d'autres races au gré des rencontres que je suis amenée à faire en les côtoyant dans les moments de liberté que j'offre à Yuka. 

Étant une utilisatrice assidue de réseaux sociaux, j'ai découvert, sur facebook, un groupe Un regard pour Deux, dédié aux chiens-guides dont les membres proviennent de différents pays francophones de plusieurs continents, groupe créé par Coralie, une jeune détentrice et Marie, une éducatrice (instructrice selon notre terminologie helvétique) d'une école de chien-guide, l'EMCGA Ecole Méditerranéenne de Chiens-Guides d'Aveugles. Outre les détenteurs et cette éducatrice très dévouée à son métier et au cœur en or, il y a quelques familles de parrainage (ou d'accueil).


Dock le hovawart mâle / Gap le border collie mâle / Igor : le labraniche mâle  / Luna la labrador femelle noire / Gulli le labrador blond croisé golden mâle / Jasone le labrador noir mâle /  Yuka / Chanel la berger belge tervueren femelle /  Heko le labrador noir mâle / Junon la berger belge malinoise femelle
Dock le hovawart mâle / Gap le border collie mâle / Igor : le labraniche mâle / Luna la labrador femelle noire / Gulli le labrador blond croisé golden mâle / Jasone le labrador noir mâle / Yuka / Chanel la berger belge tervueren femelle / Heko le labrador noir mâle / Junon la berger belge malinoise femelle



J'ai beaucoup de plaisir à discuter au sein de ce groupe et des liens ont commencé à se tisser. Coralie, et Kahina - une autre détentrice, habitant à Lyon - ont eu envie de sortir du virtuel et proposé une rencontre de trois jours à la Capitale des Gaules, lors de l'Ascension (Lugdunum était la capitale des Gaules pendant l'empire Romain).



C'est ainsi que nous nous retroûvames à 8 chien-guides français, une labrad'orette noire belge, Luna dont il était question dans l'article précédant (Laurence et Luna 🇧🇪) et une labrad'orette noire helvète que vous commencez à connaître. Quelle merveilleuse idée elles ont eu ! Réussite sur toute la ligne ! J'en redemande ! 

Cette organisation a impliqué de trouver un endroit où nous loger avec tous nos valeureux compagnons à quatre pattes et cet endroit devait être à la portée de toutes les bourses. Nous avons été très bien accueillis au centre de séjour international. Je précise qu'ils ne peuvent pas refuser l'accès à un chien-guide, mais lorsqu'ils sont nombreux, il semble qu'ils soient en droit de le faire. 

Coralie a organisé des visites guidées pour les deuxièmes et troisième jours. Nous avions donc des rendez-vous pris à des heures bien précises et, comme la majorité d'entre nous ne connaît pas Lyon, ce qui est égalment le cas de nos chiens-guides, autant vous dire que tous nos déplacements, encadrés bien entendu par quelques voyants (peu nombreux, dont mon époux - et par Marie que j'ai mentionnée plus haut), ressemblèrent à peu de détails près à une expédition dans des contrées reculées pour les voyants. Nous pouvions bien sûr demander à nos chiens de «suivre», mais c'est oublier qu'il y a parfois beaucoup de monde puisque nous allions dans des endroits très visités, et que la foule était susceptible de couper notre file, ceci d'autant plus que nos quadrupèdes n'avancent pas tous à la même allure. Nos voyants devaient donc avoir des yeux partout pour s'assurer que nous suivions toujours et que nous ne rencontrions pas d'obstacle trop compliqués, sans oublier de sécuriser nos traversées.


Vue de dos, de notre file interrompue par des passants dont nous attisions la curiosité, il faut bien le dire ! Les bons yeux distingueront pas mal de chiens. Impossible pour moi de faire la photo-description !
Vue de dos, de notre file interrompue par des passants dont nous attisions la curiosité, il faut bien le dire ! Les bons yeux distingueront pas mal de chiens. Impossible pour moi de faire la photo-description ! 

Nous avons également dû apprivoiser les transports en commun lyonais. Déjà pour un grand groupe de normo-voyants, réussir à monter à bord du même transport, et surtout en descendre au bon moment alors que quasi personne ne connaît le trajet, n'est pas si simple. Aussi je vous laisse imaginer ce que cela donne pour un groupe où la grande majorité voit peu ou pas, et où il faut pouvoir gérer l'espace avec son compagnon à quatre pattes parmis lesquels certains adorent s'étaler. Par ailleurs, nous étions plusieurs à avoir besoin d'être assis. Il faut se frayer un passage parmi les passagers... et également leur en offrir suffisamment pour qu'ils puissent circuler entre tous nos chiens. Il y a eu du sport, particulièrement lorsque nous avons voulu prendre un bus qui desservait notre arrêt à une fréquence de un par heure... Impossible de scinder notre groupe en deux. Nous avons dû le prendre d'assaut, en priant le Ciel pour que le chauffeur soit de bonne composition. Non seulement ce fut opération réussie mais il y a même une maman qui a réussi à montrer après nous avec une poussette ;-)
Un couloir de bus occupé par Dock un hovawart qui a oublié d'être petit, Chanel, une berger belge tervueren et un peu en arrière, ma Yuka dont on ne voit que la partie avant
Un couloir de bus occupé par Dock un hovawart qui a oublié d'être petit, Chanel, une berger belge tervueren et un peu en arrière, ma Yuka dont on ne voit que la partie avant

Last but not the least, nous dûmes faire face au métro ! Je fais partie de ceux qui détestent le métro. Même sans chien-guide, même parfaitement mobile, je détesterais le métro. Là, c'est mon syndrome d'Asperger qui parle : la foule, le bruit, les gens qui sont pressés, courent de partout (je l'ai vécu très fortement à Paris me disant que jamais je ne pourrais y vivre : mais comment font les gens pour supporter une vie aussi stressante ?) est pour moi fort déplaisant. Je ne suis pas claustrophobe, ce n'est pas du tout cela qui me stresse. Outre toute cette sur-stimulation, c'est l'infrastructure du métro qui me dérange au plus haut point : les installations détestables au possible qui ont été inventées pour empêcher les resquilleurs. Ces maudites portes qui se ferment sur nous lorsque nous voulons entrer dans la station. J'ai souvenir d'un métro très accessible à Bruxelles où j'avais eu plaisir à monter. Je ne sais pas si c'est toujours pareil. Bien sûr, en théorie, les portes pour PMR existent. En pratique je n'ai ai vu aucune fonctionner. Il a donc fallu nous faufiler rapidement entre les battants des portes qui, si la chance était avec nous, ne se refermeraient pas sur nos chiens. Lorsque j'ai voyagé seule avec mon homme et Yuka à Marseille et à Rome, nous avons évité le métro. Je n'étais pas au bout de mes peines. Une fois dans la station, il y a eu, pour mon bon plaisir, l'autre chose que j'évite autant que faire se peut : les escalators ! Seule si je ne porte rien de ma dextre, il n'y a aucun souci, je peux me tenir. Mais avec Yuka, je déteste car je veux éviter qu'elle se blesse. Du coup, depuis que je l'ai, je suis devenue sportive lorsque j'ai la possibilité de choisir : je prends les escaliers normaux. Je n'ai pas toujours eu cette possibilité à Lyon. Je reconnais que certains, n'y voyant pas du tout, étaient bien plus zen que moi. Cela dit j'ai accepté de faire l'effort de suivre le groupe. J'étais à Lyon pour passer du temps avec eux ! Je n'étais pas la seule, je pense, à ne pas avoir trop apprécié ces engins. Cela étant : nous sommes venus, nous avons vu - enfin façon de dire - mais ce qui est certain, c'est que nous avons tous vaincu ! Oui, nous sommes tous descendus jusqu'aux entrailles de Terre Mère via un escalator qui n'en finissait plus de descendre. Un accompagnant a immortalisé notre épopée escalatoresque.
Dix binômes, pris de face, en file indienne sur un escalator. Vous ne me verrez pas car j'étais généralement la dernière à me décider à les prendre... je suis fond !
Dix binômes, pris de face, en file indienne sur un escalator. Vous ne me verrez pas car j'étais généralement la dernière à me décider à les prendre... je suis fond ! 

Une fois à bord, dans le métro, tout allait bien. J'étais au fond, en face de Coralie, accompagnée de sa Junon, une magnifique berger belge malinoise. Maître chien et chien étant très photogéniques, je les ai mitraillées de photos espérant que certaines soient bien cadrées et nettes. Les voici :-)
Coralie assise et Junon, sa chienne-guide berger belge malinoise, couchée à ses pieds
Coralie assise et Junon, sa chienne-guide berger belge malinoise, couchée à ses pieds

Junon et Yuka étendues côte à côte à nos pieds, au fond de la rame du métro
Junon et Yuka étendues côte à côte à nos pieds, au fond de la rame du métro

4 chiens formant un carré, tous orientés dans le sens de la marche du métro (l'avant étant à gauche de la photo) et installés entre leurs détentrices assises par deux face à face. Assis devant sa maîtresse, en haut à gauche, Gulli, mâle croisé labrador sable et golden. À côté de lui, Jasone, labrador mâle qui regarde en direction de Gulli. À l'arrière, en haut à droite, Junon dont on perçoit la partie avant. Elle regarde sa maîtresse. En bas, un bout de patte de Yuka, labrador noire femelle
4 chiens formant un carré, tous orientés dans le sens de la marche du métro (l'avant étant à gauche de la photo) et installés entre leurs détentrices assises par deux face à face. Assis devant sa maîtresse, en haut à gauche, Gulli, mâle croisé labrador sable et golden. À côté de lui, Jasone, labrador mâle qui regarde en direction de Gulli. À l'arrière, en haut à droite, Junon dont on perçoit la partie avant. Elle regarde sa maîtresse. En bas, un bout de patte de Yuka, labrador noire femelle
Subway ! Un montage fait par Marie de différentes photo de chiens dans le métro, et une où Coralie et moi-même apparaissons au fond
Subway ! Un montage fait par Marie de différentes photo de chiens dans le métro, et une où Coralie et moi-même apparaissons au fond

Le jour de notre arrivée, en fin d'après-midi, nous nous étions rendus sur les Berges du Rhônes où nous avons pris les premières photos du groupe. Nous n'étions encore que 8 détenteurs, accompagnés d'un ami qui n'en a pas pour le moment. 



Kahina explique que tout au long des berges il y a des tables, des bancs, des jeux pour les enfants, des équipements sportifs pour les adultes, Des pistes cyclables, et des pistes piétonnes. Il y a des bains de soleil, des arbres, de l'herbe. Des péniche qui font restaurant, des bars, et discothèques 


Des Grand bateaux de croisières s'y trouvent églament sans oublier la grande piscine d'été du Rhône.



Sur les berges du Rhônes : panoramique prise par «Marichéri» : Marie à extrême droite en train de nous prendre en photo. De gauche à droite, le nom des 8 chiens-guides : Chanel assise à côté de sa maîtresse, qui regarde sur sa droite. Gulli, Junon, Luna, Jasone, Yuka, Gap et Dock.
Sur les berges du Rhônes : panoramique prise par «Marichéri» : Marie à extrême droite en train de nous prendre en photo. De gauche à droite, le nom des 8 chiens-guides : Chanel assise à côté de sa maîtresse, qui regarde sur sa droite. Gulli, Junon, Luna, Jasone, Yuka, Gap et Dock.

Tableau de 6 photos longitudinales composé par Marie. À Gauche, en haut et au milieu : sur la station de tram devant le centre de séjour international. Au milieu : Béatrice et son adorable et sensible Chanel, une berger belge Tervuren à côté de Yuka et moi-même / À gauche en bas : sur les berges du Rhône (même configuration que dans la panoramique de mon chéri). / À droite en haut : nous sommes attablés sur une terrasse après visite du Vieux Lyon et ses traboules. Au milieu, sur le parvis de l’église Saint-Jean dans le vieux Lyon. Une famille de parrainage avec son chiot sur le point de rentrer à l’école et apparue. En bas : dans le métro. Apparition d’un chien-guide supplémentaire, Igor le labraniche dont j’avais mis le lien en direction du blog de sa famille de parrainage Toulousaine. Igor a maintenant un détenteur, Nicolas qui est mis à l’honneur sur le blog en question .
Tableau de 6 photos longitudinales composé par Marie. À Gauche, en haut et au milieu : sur la station de tram devant le centre de séjour international. Au milieu : Béatrice et son adorable et sensible Chanel, une berger belge Tervuren à côté de Yuka et moi-même / À gauche en bas : sur les berges du Rhône (même configuration que dans la panoramique de mon chéri). / À droite en haut : nous sommes attablés sur une terrasse après visite du Vieux Lyon et ses traboules. Au milieu, sur le parvis de l’église Saint-Jean dans le vieux Lyon. Une famille de parrainage avec son chiot sur le point de rentrer à l’école et apparue. En bas : dans le métro. Apparition d’un chien-guide supplémentaire, Igor le labraniche dont j’avais mis le lien en direction du blog de sa famille de parrainage Toulousaine. Igor a maintenant un détenteur, Nicolas qui est mis à l’honneur sur le blog en question . 


J'ai indiqué à plusieurs reprises les races des chiens-guides présents lors de notre rencontre. Cela m'amène à préciser qu'il était très intéressant de les côtoyer pour pouvoir se rendre compte de la spécificité de chacune, dans leur travail et de réaliser quelques-uns de leurs avantages et de leurs inconvéniants. C'est intéressant car les détenteurs ne sont pas tous semblables et pour peu que leur demande soit réaliste, et donc acceptée par une école, cela peut créer de magnifiques duos. J'ai déjà eu l'occasion d'aborder les défauts des labradors dans mon blog : ils sont gloutons et assez suscpetibles de vouloir attraper de quoi se sustenter lorsqu'ils sont supposé nous guider, (sans oublier qu'ils peuvent tomber sur ce qui peut les empoisonner...) Quant à leur belle qualité : ils ont très bon caractère, ils sont sociables, nous subissons parfois le revers de la médaille, et ils n'en sont pas responsables : tout le monde les aime ! Enfin... il y en qui en ont peur... eh oui, c'est possible et plus souvent qu'on le croit.... Eux rendent au centuples l'affection qu'ils reçoivent. Du coup, nous sommes assez fréquemment dérangés alors que notre chien est en plein travail. Certains par ignorence mais d'autres, qui le savent, s'en fichent et c'est parfois difficile à accepter. Certains labradors acceptent de se laisser distraire, ils sont si gentils ! Ma Yuka craque complètement devant les petits enfants !



Les bergers ne sont pas si gourmands, et souvent plus concentrés au travail. Mais ils sont beaucoup plus sensibles et vulnérables au stress. Eux risquent au contraire de perdre l'appétit. J'ai été scotchée d'apprendre cela ! Ils sont moins sociables et plus exclusifs. Il faut de la fermeté douce pour les gérer. Ne jamais crier. Je ne dis pas qu'il faille vociférer avec un labrador, bien au contraire, mais un berger peut être très perturbé si on se mettait à lui crier dessus.

Le berger marche à un rythme soutenu. Il n'est donc pas à remettre à quelqu'un qui se déplace lentement. Au début, le travail consiste à lui apprendre à ne pas tirer (cela dit il faut également le faire avec un labrador...). 

Il est plus attaché à son maître et n'aime pas trop les curieux qui veulent aller faire mumuse avec lui. Selon la race de berger, le détenteur est tranquille : personne n'ose, à moins d'être un fana absolu de cette race bien entendu, aller les caresser. Cela doit faire des vacances à leur détenteur ! Cela dit, j'imagine que cela ne soit pas le cas du border collie ou du berger australien, ces deux bergers ne sont pas très impressionnants.

La gestion d'un berger étant plus difficile, il n'est pas conseillé comme premier chien-(guide). Il requiert davantage d'expérience de la part de son maître. Voici la magnifique brochette des 10 chiens-guides présents dès le vendredi (voir photo mise en exergue au haut de cet article)

Nos visites nous ont conduits dans les Traboules du Vieux Lyon. D'après l'historien Amable Audin, le mot traboule vient du latin transambulare via le latin vulgaire trabulare«traverser», désignant un passage à travers des cours d'immeuble qui permet de se rendre d'une rue à une autre rue parallèle de la manière la plus directe qu'il soit. 


Marie et nos accompagnants ont pris de nombreuses photos du groupe mais également des lieux que nous avons visités. Aux vieux Lyon, nous avons eu une guide rien que pour nous et pour qui un groupe de chiens-guides était une première !

Dans les traboules du Vieux Lyon le groupe est en demi-cercle, les personnes en avant étant de dos. À gauche, au fond, Marie. Devant elle, un chien dont la tête sort du cadre, Dock puis à l’inverse des aiguilles d’une montre, Junon, Gulli, Yuka, Heko, derrière, un bout de Gap le border collie, et la tête de Igor.
Dans les traboules du Vieux Lyon le groupe est en demi-cercle, les personnes en avant étant de dos. À gauche, au fond, Marie. Devant elle, un chien dont la tête sort du cadre, Dock puis à l’inverse des aiguilles d’une montre, Junon, Gulli, Yuka, Heko, derrière, un bout de Gap le border collie, et la tête de Igor. 
Dans les traboules du vieux Lyon, le groupe se trouve au fond, impossible de décrire...
Dans les traboules du vieux Lyon, le groupe se trouve au fond, impossible de décrire...
Parfois, le hasard de la vie place devant nous des brèves rencontres très enrichissantes. Lors de l'entrée sur un site, notre groupe a été arrêté par un garde, qui nous a demandé d'attendre qu'il aille demander l'autorisation de laisser entrer autant de chiens. J'étais à côté de lui et de la guide, et j'ai fait remarquer que normalement, notre entrée ne se discutait pas puisque nous avons un accès illimité. Ce garde a alors discuté avec moi pendant que le groupe était occupé à autre chose. Il m'a parlé du Coran et de l'obligation d'accepter nos chiens. Du coup, moi qui habite à deux pas d'une Mosquée, et provoquant souvent des réactions de rejet, avec Yuka, j'en ai profité pour lui poser une question : je sais que le chien est considéré comme impur par beaucoup de musulmans lui ai-je dis (je connais des exceptions, ceci dit) mais... pourquoi ? Pouvez-vous m'en dire plus ? 

Il m'a expliqué que pour un musulman, si un chien lèche son pantalon, il va devoir se changer immédiatement, à cause de ce contact avec la salive du chien. Mais le chien de travail a un statut particulier, m'a-t-il dit. Il m'a indiqué une sourate où il en est question et je lui ai demandé son nom, pleine d'espoir à l'idée de pouvoir désormais prononcer le mot magique, précieux césame pour rassurer les musulmans que je serai amenée à rencontrer désormais, y compris dans mon immeuble d'ailleurs. 

J'aime ses rencontres fortuites où j'ai l'occasion d'apprendre de nouvelles choses !

De retour chez moi, j'ai retrouvé cette sourate sur la toile mais elle m'était incompréhensible. Aussi j'ai demandé à mes amis de confessions musulmanes sur mon mur facebook de m'en expliquer davantage. Voici la réponse d'un ami : 

La sourate 18, el Kehf, parle en effet d'un groupe de personnes pieuses endormies dans une caverne, un chien les accompagnait. Mais honnêtement, je n'ai jamais entendu parler de chien de 'travail'.

Le chien n'est pas ce qu'on pourrait appeler un animal 'impur', mais sa salive l'est. Le contact avec sa salive nécessitera de refaire ses petites ablutions, pour ceux qui font la prière. 

Certains avis religieux déconseillant d'avoir un chien dans la maison -appartement-, les chiens sont plutôt admis dans les cours/jardins, en tant que bergers et bien avant pour la chasse».

Une magnifique photo prise place Bellecour : 4 chiens-guides alignés, portant leur harnais mais... non tenus par leur maître. Ils sont sagement installés ! De gauche à droite : Junon couchée, Jasone assis, Dock couché et Gap assis.
Une magnifique photo prise place Bellecour : 4 chiens-guides alignés, portant leur harnais mais... non tenus par leur maître. Ils sont sagement installés ! De gauche à droite : Junon couchée, Jasone assis, Dock couché et Gap assis.
Et ce n'est pas tout ! 



Trois détentrices téméraires (les deux aînées, dont je fus, et une jeune qui s'est malheureusement sérieusement blessé la cheville avant de prendre le départ) épuisées que nous fûmes par une longue journée, accompagnée pour l'une de l'aînée des chiens-guides, Chanel, décidèrent de rentrer en taxi. Parfois il est difficile d'en trouver un qui nous laisse monter avec un chien-guide, bien que la loi les y oblige. Aussi, avoir eu la prétention de vouloir monter à trois dans le même taxi, était plutôt gonflé. Mais Béatrice, qui a appelé le taxi, sait mettre les gens à l'aise et leur parler. Elle est super, la kiné de notre groupe !! Nous sommes donc tombées sur un adorable chauffeur africain qui a installé nos trois merveilles dans le coffre de son break. Ça vallait bien une photo pour immortaliser cet événement ! Yuka est cachée par Gulli et Chanel mais vous pouvez me croire sur parole, elle y était !

 
De gauche à droite : Chanel et Gulli.
De gauche à droite : Chanel et Gulli. 


Cette rencontre à la Ville des Lumières fut fabuleuse. Nous avons tous eu beaucoup de plaisir dans ces instants de partage. Le retour a sonné...



À la gare de Lyon, où il y a une excellente infrastructure, j'ai eu la surprise de découvrir que les Français ont eu l'intelligence d'indiquer à quoi servent les lignes de guidage. Ça valait une photographie. C'était de circonstance mais je ne m'en doutais pas encore.


En gare Lyon Part-Dieu : entre les lignes de guidages droites et gauche, deux carré, avec, symétriquement, une personne munie d'une canne longue.
En gare Lyon Part-Dieu : entre les lignes de guidages droites et gauche, deux carré, avec, symétriquement, une personne munie d'une canne longue. 

Durant le trajet du retour, dans le TER, Yuka était aussi épuisée que moi, son humaine, et que David. Elle s'est aussitôt couchée entre mes jambes, et s'est endormie. 



Aux abords de Genève, il a bien fallu songer à la réveiller, en douceur. Cela tombait bien : nous approchions de l'heure du repas et j'avais celui dui soir dans sa gamelle pliable. A peine l'ai-je ouvert, pour arroser les croquettes d'une giclée d'eau que, ô miracle, voici une labrad'orette bien réveillée, qui s'est instantanément assise à mes pieds, à côté de la tablette repliée.


À droite, Yuka assise de face, à droite la gamelle de croquette.
À droite, Yuka assise de face, à droite la gamelle de croquette. 

Durant tout ce voyage, j'ai été absolument ébahie par ma Yuka qui n'a pas fait la «zouavette» avec les copains. Elle a guidé comme une pro. Chaque fois qu'elle fait quelque chose de bien, je lui dis : «elle va être contente, ta marraine, quand je le lui dirai». Alors voilà, Ariane, tu peux être fière de Yukalinette ;-)

Nous arrivâmes à Genève, direction ascenseur et... surprise ! Manifestement à Genève certains ont donné raison à Gilbert Montagné : «ils sont venus au monde avec des bons yeux en magasin mais l'esprit n'a pu être livré...» Une entreprise, qui «avait l'autorisation (sic !)» a dressé son stand sur les lignes de guidage qui mènent à l'ascenseur ! L'autorisation, oui, mais est-ce écrit : veuillez avoir l'obligence de montrer votre stand sur les lignes de guidage ? «Vous pouvez nous montrer ?» ai-je questionné. C'est bizarre mais ils ne l'ont pas dégainée leur fameuse autorisation, et se encore moins excusés. Pas plus qu'ils ne nous aient promis d'être attentifs aux DV qui, suivant les lignes de leur canne, se dirigeraient directement sur leur stand sans passer par le start, afin de leur offrir et les guider à l'ascenseur ou de les aider à en sortir sans se casser les dents s'ils étaient pressés de se diriger vers les quai ! C'était pourtant le thème de la dernière journée de sensibilisation de la canne blanche, le 15 octobre !




Enfin, ils n'ont pas réussi à destroyer notre humeur après une si belle rencontre. Mon chéri et moi allons en organiser une à Genève. 



Que nos accompagnants, dont marichéri, soient remerciés pour leur aide si précieuse ! Et n'oublions pas nos 10 héros sans qui la journée n'aurait tout simplement pas eu lieu ! Bravo à Dock, Gap, Igor, Gulli, Luna, Jasone, Yuka, Chanel, Heko et Junon nos anges à 4 pattes !


Yuka & Talaria 💞 Merci de votre visite. N'hésitez pas à liker, à partager, à commenter. Votre avis m'intéresse ! À bientôt pour des prochaines aventures 🐾👣

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