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vendredi 27 novembre 2015

Le second bout de la laisse est diplômé ! Enfin... (première partie)

Mes bien chères sœurs, mes bien chers frères,

Cela fait plus d'un mois que je n'ai plus pris la plume, laissant Talaria vous entretenir à propos des activités culturelles auxquelles j'ai eu l'honneur et le plaisir de l'accompagner... Enfin, vous avez compris... j'ai écrit ce début de paragraphe sous la dictée de cette dernière qui, pour peu que vous la preniez au sérieux, parviendrait presque à vous faire croire que je suis une adepte de théâtre Shakespearien ou toute autre futilité du genre, de nature à faire vibrer mon humaine ! Je vous le demande : en quoi un théâtre, un cinéma, un musée sont-ils aussi intéressants qu'un pa rca, une playa (ou spiaggia si je garde l'italien),- vous vous rappelez comme j'ai trop kiffé ma journée à Macarese vers Rome (oui, je maîtrise aussi le langage des bipèdes d'jeuns) - ou aussi appétants que des croquetta ? 

Cela étant, revenons, si vous le voulez bien, à nos moutons : l'expertise et sa préparation ! 


1 Préparation de l'expertise

3 photos au marché de la ferme de Budé. Yuka visible sur les deux premières, avec prise de vue en direction de la porte, sur le parc de Budé
Yuka au marché de Budé



Vous devez certainement être curieux de savoir ce qu'il en est des progrès réalisés par Talaria au volant - oops au harnais, - de sa ferrari noire à la truffe supersonique, c'est-à-dire moi, en toute modestie ? Je vous rappelle à toutes fins utiles que j'ai excellé à mon examen du 13 mars 2015 et que c'était une labra diplômée qui a posé son posto chez Talaria le 30 mars 2015. Nous ne pouvons pas dire la même chose de tout le monde... suivez mon regard : c'est une bleue que je guidais, une bleue qui ne s'identifiait pas comme telle, je vous raffraîchis la mémoire, puisque contrairement à moi qui avais dû porter une chabraque de chien-guide avec un L sur le dos durant toute mon enfance jusqu'à l'exam', Dame Talaria, elle, circulait en toute impunité, certes avec la carte grise du véhicule, indiquant mon pedigree, mon écurie de ferrari, mais sans le moindre permis valable, s'abstenait de révéler ce fait scandaleux à la population : elle ne détenait en fait qu'un permis provisoire. 

Elle a tout de même pris ses responsabilités, heureusement, pour s'inscrire à son examen de conduite de labras. Lequel exa fut agendé pour le 13 novembre. Soit 8 mois jour pour jour après l'obtention de mon diplôme. 


Talaria écrivait quasi quotidiennement à marraine Ariane, et à la lire, non mais où va-t-on, on aurait presque pu croire que c'était à moi de faire mes preuves. Non mais eh, oh, redescends sur terre mamTalaria ! Heureusement que j'ai une marraine lucide qui lui a mis les points sur les -i- et les barres aux les -t- ! Après un encouragement en règle, voici ce qu'elle lui a écrit pour la ramener sur terre :



Tout va bien se passer, j'en suis intimement convaincue. ;-)
Et on vous tient les pouces ! Surtout pour toi... L'autre bout de la laisse est déjà diplômé !
Donc après une période minimale de 6 mois, comme tout détenteur de chien-guide, Talaria pouvait s'inscrire à l'exam dès qu'elle se sentirait prête. Notre complicité est devenue très très forte dès le 4ème mois. Nos progrès, très nets, sont apparus à ce moment là. C'est dans cette période qu'elle s'est mise à chanter, reprenant un refrein de «Je dans le Mia» : «Je danse le Yuka, je chante le Yuka, je parle le Yuka....».


Pchttt je ne vous ai rien dit hein, je nierai farouchement être à l'origine de cette révélation si cela devenait revenir aux oreilles de mamTalaria. Elle chante exclusivement pour ses boules de poils. Inutile de lui demander de le faire devant vous, elle ne le ferait pas même sous la torture. 

En général, ma réaction de labrad'orette lorsqu'elle entonne ce refrein, consiste à sauter pour prendre appui sur des deux mains et lui faire un mimi. D'ailleurs, j'adore lui en faire, des mimis. C'est super fun lorsque je réussis à lécher ses lunettes qu'elle vient juste de nettoyer 🤓

Et l'expertise, me direz-vous, dans tout ça ? Comment s'est-elle passée ?

Talaria était très pressée de voir cette formalité derrière nous. Elle a donc demandé à sa labra'école de nous inscrire au plus vite. 

Cela prend pas mal de temps pour que l'assurance invalidité mandate un expert qui se chargera ensuite de fixer un rendez-vous avec les binômes détenteur & chien-guide, rendez-vous qui doit également convenir à l'instructeur qui suivra le binôme examiné et l'expert de loin. Il faut que tous les agendas concordent. Et comme nous étions deux binômes à Genève qui allions avoir la même experte, laquelle habite dans le Valais, cette dernière a demandé logiquement à ce que nous soyons expertisés le même jour. Ce qui a poussé le nombre d'agenda à coordonner au nombre de 5 car le détenteur de mon pote Zéphir (le collègue avec qui Talaria a fait sa première promenade au harnais à l'école) avait un autre instructeur ! Du coup, ce n'est pas un instructeur mais les deux dépêchés sur Genève qui allaient nous suivre de loin durant l'examen. Talaria qui n'est pas trop du matin - elle me sort mais elle n'a pas encore fini de connecter son cerveau qu'elle dit (je confirme !) -, a saisi la balle au bond pour demander à ce que nous passions dans l'après-midi. Rendez-vous fut donc pris pour le vendredi 13 novembre à 13h30. Encore un vendredi 13, comme le jour de mon propre examen, comme le jour où elle a reçu sa matu il y a 30 ans (d'ailleurs j'ai participé aux retrouvailles d'un tiers des bacheliers de cette année là au gymnase français de Bienne). 

L'examen proprement dit consiste à faire un parcours sur une durée de 30 minutes au moins. Les transports publics sont autorisés mais il ne faut bien évidemment pas que cela dure trop longtemps. Ce parcours doit être un trajet que nous effectuons régulièrement, que nous connaissions par cœur et à rebours et qui nous soit utile. Cela n'aurait aucun sens que nous nous entraînions à faire un parcours que nous ne réutilisions pas après l'examen. 

C'est un peu compliqué parce que nous utilisons pas mal de bus ensemble. Je vous ai parlé de Giovanni, le podologue. Au début, c'était le parcours que nous avions retenu. Ensuite, nous étions supposé aller à la Coop de la Servette, monter un escalier pour aller à la pharmacie. 

Sauf qu'après réflexion, Talaria a réalisé que nous n'allons que très très rarement à pied chez Giovanni. Talaria et moi n'y allons qu'une fois par mois et en plus, pendant la canicule, nous avons évité d'y aller à pied alors que nous pouvions utiliser le bus. Quel intérêt à s'entraîner à y aller entre les rendez-vous puisque cela ne nous est pas plus utile que ça ? Alors Talaria a changé d'idée.

Nous allons régulièrement au marché de la ferme bio du quartier, à Budé, au moins deux fois par semaine. Ils sont super sympa, ils ont des produits bio de saison et de production locale le plus souvent. La salade bio qu'elle aime est fraîchement cueillie dans le jardin du marché juste avant d'être lavée et mise dans les cageots. Les tomates pleine terre n'ont rien à voir, et de loin, avec des tomates hors sol qui n'ont aucun goût. Rien n'a séjourné plusieurs jours dans des sacs en plastic comme dans les grandes surfaces ! Voilà leur site » 

Vue de l'extérieur, l'entrée

Une ardoise noire, avec un texte à la craie blanche avec une écriture stylisée : «Marché de la Ferme de Budé» Le sol, est-ce visible, est formé d'un pavé de pierre très irrégulier sur lequel je n'étais pas à l'aise du tout pour marcher avant d'avoir Yuka
Une ardoise noire, avec un texte à la craie blanche avec une écriture stylisée : «Marché de la Ferme de Budé» Le sol, est-ce visible, est formé d'un pavé de pierre très irrégulier sur lequel je n'étais pas à l'aise du tout pour marcher avant d'avoir Yuka
Autour de la ferme, un jardin bio et... des moutons ! Que Talaria et David ont décidé d'aller voir. Eux aussi nous ont observés. L'un d'entre eux nous a approchés et je lui ai fait un mimi.


5 clichés, les deux premiers sont accidentellement pris en noir et blanc. 3 moutons sont visibles5 clichés, les deux premiers sont accidentellement pris en noir et blanc. 3 moutons sont visibles5 clichés, les deux premiers sont accidentellement pris en noir et blanc. 3 moutons sont visibles
5 clichés, les deux premiers sont accidentellement pris en noir et blanc. 3 moutons sont visibles5 clichés, les deux premiers sont accidentellement pris en noir et blanc. 3 moutons sont visibles
5 clichés, les deux premiers sont accidentellement pris en noir et blanc. 3 moutons sont visibles
Vue à l'intérieur du marché :
3 photos au marché de la ferme de Budé. Yuka visible sur les deux premières, avec prise de vue en direction de la porte, sur le parc de Budé
Yuka au Marché de Budé
3 photos au marché de la ferme de Budé. Yuka visible sur les deux premières, avec prise de vue en direction de la porte, sur le parc de Budé
 vue en direction de la porte de sortie vers le parc de Budé
Le jour de l'examen, Talaria a planifié d'aller acheter un petit quelque-chose pour donner le temps aux deux instructeurs qui devront nous suivre à mon insu de se planquer pendant que Talaria et l'experte feraient demi-tour. C'est délicat de faire demi-tour avec nous, les labra, avec nos sens affûtés, nous risquons de reconnaître des odeurs. En l'occurence celle de l'instructeur de Talaria que je connnais bien. Si je le remarquais, il serait difficile pour Talaria de gérer la situation parce que je ne me comporte plus normalement, j'ai tendance à me retourner pour voir ce que font les bipèdes que je connais bien et à qui je fais toujours la fête lorsque je les vois.


À l'origine, Talaria avait prévu de traverser tout le parc de Budé pour aller à la pharma. C'est sa nouvelle pharmacie depuis que je guide ses pas pour la bonne et simple raison que nous avons reçu un accueil super chaleureux lorsque Talaria s'y est présentée durant son cours d'introduction juste après la visite à la COOP qui se trouve en face. Cela fait partie des routines lors des cours d'introduction aux détenteurs que les instructeurs les accompagnent pour s'assurer que nous, les chiens-guides, verrons notre droit d'accès respecté et que nous pourrons accompagner nos détenteurs partout dans nos déplacements quotidiens. Tant qu'elle y était, après la visite de la COOP, Stéphanie lui avait proposé d'aller à la pharmacie. L'accueil fut si différent que celui qui lui était réservé dans une autre pharmacie du quartier qu'elle a décidé de changer de crèmerie comme on dit.


Nous avions donc commencé à nous entraîner à aller là-bas, d'autant plus qu'il y a des escaliers et que les experts aiment bien qu'il y en ait durant l'examen. Mais... cela impliquait de traverser tout le parc où les chiens peuvent être en liberté. Il y en a déjà pour aller au marché, et c'est loin d'être simple. Talaria a décrété qu'elle est courageuse mais pas téméraire, et que traverser tout le parc de Budé, c'est peut-être un peu compliqué... Ma concentration, selon le nombre de chiens qui pourraient potentiellement chercher à venir me flairer si les maîtres ne les appellent pas au pied, est fluctuante. Elle doit parfois appeler pour demander à ce qu'un chien soit rappelé ou prier un maître qui tient un copain à la laisse de ne pas nous coller aux basques s'il n'a pas la présence d'esprit de le faire de lui-même. La plupart du temps, cela se passe bien... sauf celui qui, dans ce parc, alors qu'elle était à ses tous début, n'a rien trouvé de plus intelligent que de lui répliquer agressivement : «drôle de chien-guide !». Alors elle a décidé de s'assurer que notre trajet serait le moins stressant possible pour elle. Je n'en travaillerais que mieux. Je suis une labra sensible et j'ai envie de répondre à l'appel de mes potes canes lupi familiares ! 

MamTalaria a donc cherché une autre destination. Elle a eu l'idée de montrer un trajet que j'aime. Que dis-je, un trajet que j'adooooore ! J'y vais très régulièrement. Dès que je sors du bus, je la guide joyeusement, rapidement, efficacement vers cette destination. Du coup, son plaisir de me voir avancer si allégrement, le port altier, la queue faisant des va-et-viens, est vraiment partagé. Vous avez peut-être deviné de quoi il s'agit : le Parca Saconnex !

Là où m'attendent... copain Just, un labra chocolat qui est beau comme un Dieu, Tara la belle labra beige au poil si soyeux et qui ferait fondre un iceberg tant elle est douce et gentille. Elle adore les croquetta de Talaria. Il y a également Baïka, la magnifique bouvière bernoise (Talaria accorde au féminin) qui joue les médiatrices dès que deux chiens aboient. Elle déteste les disputes. Jaine la labra chocolat, Luna la golden, Kali la bergère australienne si drôle et qui me tient lieu de support pédagogique car elle, elle rapporte la balle lorsqu'on la lui lance, ce qui rend le jeu tout de même plus sympa pour les bipèdes. Jimmy le collie barbu à la démarche aérienne avec qui j'aime aussi courir. Jackpot le beagle, qui a même réussi à me prendre un jouet que je tenais en gueule. Quelle force ! Paco le premier beagle que Talaria a connu et dont elle avait parlé dans un autre article et qui donne du fil à retordre à sa maîtresse : ses années de laboratoires ne l'ont pas laissé indemne, hélas 😟. Il y en a encore plein d'autres potes ! 

Talaria a eu envie de partager cela avec l'experte. Au début, elle pensait ne pas pouvoir prendre le risque car, pour reprendre une expression chère à marraine Ariane, je me transforme en husky en fin de parcours. Sauf que Talaria ne se déplace pas en traîneau, ni en patin à roulettes... Peut-être pourrions breveter l'invention du télépatin ? Bref, cela lui paraissait trop audacieux. Mais maintenant que notre complicité est au top, que j'obéis mieux (l'assistante de doc qui a travaillé chez handichiens en France a même salué mes progrès lorsque Talaria est allée me peser), elle s'est dit que c'était à tenter. Car contrairement au parc de Budé, nous, les chiens ne pouvons être lâchés que dans l'enclos. Avec un peu d'exercice, j'accepte d'entrer plus calmement dans l'enclos et de m'arrêter à tous les zebras, y compris aux endroits les plus compliqués juste avant l'entrée. C'est donc devenu parfaitement jouable pour Talaria. Surtout, avouons-le, que les habitués du Parca Saconnex savaient que nous passerions l'exam ce jour là. Ils ont promis que s'ils nous apercevraient le jour J, ils nous éviteraient :-) Nous avons appris après coup que la maîtresse de Tara nous avait aperçus de loin et a tenu parole ;-)

Comme il fallait marcher suffisamment, nous avons sommes aller prendre le bus un peu plus haut alors qu'il y aurait eu un arrêt juste après le parc de Budé à la sortie du marché. 

Au début, l'entraînement était un peu laborieux. Nous avions deux bonnes semaines pour faire le trajet, quasiment tous les jours. C'était... pas simple même si je savais aller à cet arrêt de bus. Car, non loin de là, il y a un autre parca, à Trembley, que Talaria aime beaucoup moins. Il est très en pente, bien plus petit, avec deux portes et... les chiens peuvent aussi être lâchés autour. Certains maîtres les font jouer à l'extérieur dans l'herbe et pour moi, c'est pas cool. Il m'est arrivé de voir d'autres chiens s'y ébattre en toute liberté pendant que j'étais au parca et de ne pas pouvoir jouer avec eux. Talaria ne pouvait pas m'y laisser, car ce n'est pas sécurisé et j'aurais pu vouloir suivre un copain, ou un chat, qui passerait par là sur un coup de tête. Au parca Saconnex en revanche, l'enclos qui nous est réservé est le seul endroit où nos maîtres peuvent nous lâcher. Malgré son désavantage, moi j'aime beaucoup le parca Trembley. Aussi durant l'entraînement, dès que je constatais que nous approchions de ce parca, j'avais tendance à vouloir orienter Talaria dans cette direction. J'ai de la suite dans les idées, moi ! Talaria devait insister : «non Yuka, pas zebra ! Destra taxi parca Saconnex !» (traduc : non Yuka, nous ne traversons pas sur le passage piéton, va à droite pour le bus en direction du parc de Saconnex). Ça vous surprend ? Je comprends parfaitement ce qu'elle me dit ! Elle répète souvent la même chose et dans la même situation du coup, elle a inventé de nouveau signaux auditifs comme «zebra blanca» pour les bandes podotactiles blanches en face desqelles la première porte des bus vient se positionner... - enfin dans les villes organisées !-, ou encore «posto taxi» pour que je me positionne correctement dans un bus (dans ma labra école, tout ce qui roule est appelé «taxi»). Je fais vite des liens et en général je comprends à de la troisième présentation d'une même situation. En l'occurence, à ce moment, j'ai diminué, voire arrêté, mes tentatives de guider Talaria vers le parca Trembley. 

Dès que nous approchons d'un arrêt de bus (ils ont en général un abribus), elle me demande «banca». C'est d'ailleurs un bon truc si en déplacement elle ne sait pas où est l'arrêt : elle me demande de chercher un banc. Avec un peu de chance, il y en aura un et ce sera celui d'un abribus. Je vais alors poser ma tête sur le banc demandé, elle s'assied et cherche, dans son iPhone, grâce à l'appli accessible des TPG, les délais d'attente pour les bus à notre arrêt (ce qui permet d'ailleurs de savoir dans quel ordre arriveront les bus pour ceux qui ne peuvent pas les lire). Deux minutes avant l'arrivée du nôtre, elle me dit «vai taxi» nous nous positionnons. Un «piede» je me colle à sa jambe gauche et elle m'ôte la partie amovible du harnais. Elle l'accroche ensuite à son sac à main transformé en porte-harnais et elle allonge sa canne d'appui pour en faire provisoirement une canne de détection. Pourquoi ? Parce qu'à ce moment là, je ne peux plus la guider c'est elle qui va monter et descendre en me demandant de la suivre. Et certains bus dit accessibles sont arrêtés loin du trottoir (ce que les personnes avec des déambulateur apprécient beaucoup... no comment !). Mais bref, pour Talaria et moi, ce n'est pas un problème, elle est prévoyante. Elle doit déterminer la distance avec sa canne redevenue longue pour faire un pas qui soit correct. Pour monter, c'est simple. Mais pour descendre, ma Talaria, pas si grande que ça, a une canne trop courte pour le faire. Elle est heureuse d'avoir une canne d'appui télescopique. C'est toujours elle qui monte et descend en premier, en posant un pied sur la marche du bus et gardant l'autre sur le trottoir (ou l'inverse en descendant), s'appuyant contre la porte pour éviter qu'elle ne se ferme sur moi. Puis d'un «piede» elle me dit de la rejoindre et ramène l'autre pied. 

Une fois assise si possible vers la porte où j'ai une place moi aussi, elle a trouvé une astuce. Nous, les labras, nous aimons prendre nos aises. Je me couche de préférence là où plus personne ne peut passer😜. Elle devait lutter durant tout le trajet pour me faire venir près d'elle, à ses pieds. Alors une fois qu'elle a réussi à m'asseoir bien câlée entre ses deux genoux, elle a baptisé cela de ce qui allait devenir un nouveau signal auditif : «posto taxi» et elle m'a donné une super croquetta. Elle l'a répété la fois suivante. Le conditionnement opérant, ça marche ! Car dès la troisième fois, elle s'est assise a prononcé la formule magique et je me suis installée directement assise entre ses jambes pour avoir ma croquetta. C'est quand même plus simple si je fais spontanément ce qui est correct plutôt qu'elle doive insister, tirer sur la laisse, non ?

Après que nous sommes redescendues du bus, qu'elle ait remis mon harnais et réglé sa canne d'appui selon sa taille normale (contrairement à de nombreux détenteurs, elle n'a pas une canne de signalement car elle a un équilibre un peu instable), elle me dit les trois mots que j'aime le plus au monde «Vai parca Saconnex»...

Le récit de la façon dont cela s'est passé à l'examen suivra dans l'article suivant !



Yuka & Talaria 💞 Merci de votre visite. N'hésitez pas à liker, à partager, à commenter. Votre avis m'intéresse ! À bientôt pour des prochaines aventures 🐾👣

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